Lexique/Matériaux biosourcés

Matériaux biosourcés

Les matériaux biosourcés sont issus de matière organique renouvelable, végétale ou animale, et peuvent être utilisés dans la construction, l'isolation, les finitions ou certains produits du bâtiment.

Les matériaux biosourcés sont issus de matière organique renouvelable, d'origine végétale ou animale. Dans le bâtiment, ils peuvent être utilisés pour la structure, l'isolation, les finitions, certains produits de construction, la décoration ou le mobilier fixe.

Un matériau biosourcé n'est pas automatiquement bas carbone, local, sain ou recyclable. Son intérêt dépend du produit, de son domaine d'emploi, de ses performances, de ses justificatifs et du projet dans lequel il est prescrit.

Définition d'un matériau biosourcé

Le ministère de la Transition écologique définit les matériaux de construction biosourcés comme des matériaux issus de la biomasse. Cette biomasse peut être végétale ou animale.

Le terme concerne donc l'origine de la matière, pas une garantie environnementale globale. Pour évaluer correctement un produit, il faut aussi regarder sa fabrication, son transport, sa mise en oeuvre, sa durée de vie, son entretien, sa fin de vie et les données disponibles, par exemple via une FDES lorsqu'elle existe.

Exemples dans le bâtiment

Les matériaux biosourcés peuvent prendre des formes très différentes :

  • bois de structure, panneaux ou menuiseries ;
  • chanvre, paille, lin, liège ou miscanthus ;
  • ouate de cellulose ;
  • laine de mouton ou autres fibres d'origine animale ;
  • bétons végétaux, mortiers, isolants, composites, peintures ou colles intégrant une part biosourcée.

Ces exemples ne sont pas interchangeables. Un isolant, un panneau de façade, un béton de chanvre ou un élément de structure n'ont pas les mêmes contraintes techniques, réglementaires, économiques ou assurantielles.

Ce que la maîtrise d'oeuvre doit vérifier

Avant de prescrire un matériau biosourcé, la maîtrise d'oeuvre doit vérifier le domaine d'emploi, les performances attendues, la compatibilité avec l'ouvrage, les règles professionnelles, les DTU applicables, les avis techniques ou ATEx lorsqu'ils sont nécessaires, ainsi que les conditions d'assurance.

Le Cerema souligne l'importance de ces évaluations techniques et cadres de mise en oeuvre selon les filières. Pour un projet public ou privé, le sujet n'est donc pas seulement de choisir une matière renouvelable, mais de prouver qu'elle est adaptée au bâtiment réel.

Où le terme apparaît dans une consultation

Dans une consultation, les matériaux biosourcés peuvent être cités dans un CCTP, une notice environnementale, une exigence HQE ou le mémoire technique d'une entreprise. Le dossier peut demander une part de matériaux biosourcés, une justification ACV, des fiches environnementales ou une méthode de mise en oeuvre.

La réponse doit alors distinguer la prescription, la preuve environnementale et la faisabilité technique. Une intention environnementale ne suffit pas si le produit ne correspond pas au substrat, au climat, au classement requis ou au mode constructif.

À ne pas confondre

Biosourcé ne veut pas dire géosourcé : un matériau géosourcé vient de ressources minérales peu transformées, comme la terre crue ou la pierre.

Biosourcé ne veut pas non plus dire réemployé. Un produit de réemploi peut ne pas être biosourcé, et un produit biosourcé peut être neuf. Enfin, le label "bâtiment biosourcé" relève d'un cadre particulier, distinct du simple emploi ponctuel d'un matériau biosourcé dans une opération.

Prêt à transformer votre façon de répondre aux appels d'offres ?

Réservez une démo gratuite et découvrez comment JOOC peut accélérer vos analyses et structurer vos réponses.

Nous respectons votre vie privée 🍪

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience et afficher du contenu personnalisé.