PGC

Le PGC, ou plan général de coordination, est un document de coordination SPS qui organise les mesures de prévention entre intervenants sur certains chantiers de bâtiment ou de génie civil.

PGC signifie "plan général de coordination". Dans le BTP, on parle plus précisément du plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé, souvent abrégé PGCSPS. C'est un document écrit de coordination SPS, établi lorsqu'une opération de bâtiment ou de génie civil entre dans ce cadre réglementaire.

Le PGC ne concerne pas la coordination du planning. Il sert à organiser les mesures de prévention liées aux interférences entre entreprises, à la coactivité et aux interventions successives sur le chantier.

Quand le PGC intervient sur un chantier

Le PGC intervient dans les opérations soumises à coordination SPS. Le Code du travail encadre son rôle, son contenu, son adaptation en cours d'opération et sa relation avec les documents remis aux entrepreneurs.

Pour les entreprises qui envisagent de répondre, le PGC fait partie des informations à lire avec les autres pièces utiles de la consultation, notamment le CCTP lorsqu'il précise les contraintes techniques du lot. Il permet d'identifier les sujétions de chantier qui peuvent influencer les méthodes, l'organisation, les protections collectives ou les interfaces avec les autres intervenants.

Qui établit le PGC

Le PGC est élaboré par le coordonnateur SPS lorsqu'il est requis. Ce point est important : il ne doit pas être attribué à l'OPC, au maître d'oeuvre ou à une entreprise de travaux.

Le maître d'ouvrage porte la mise en place de la coordination SPS, mais le rôle technique de préparation et de suivi du plan revient au coordonnateur SPS. Le Code du travail, article R4532-12 rattache aussi à cette mission le registre-journal et le DIUO.

Ce que le PGC doit cadrer

Le contenu exact dépend de l'opération, mais le PGC vise généralement à clarifier :

  • les renseignements administratifs de l'opération ;
  • l'organisation générale du chantier ;
  • les mesures de coordination entre entreprises ;
  • les conditions de circulation et de manutention ;
  • les zones de stockage et d'évacuation des déchets ;
  • les protections collectives ;
  • l'organisation des secours ;
  • la coopération entre entreprises et travailleurs indépendants.

Le plan n'est pas figé une fois pour toutes. Il peut évoluer avec le chantier, notamment lorsque les modes opératoires, les interfaces ou les risques changent.

PGC, PPSPS et DIUO : les différences

Le PGC fixe le cadre général de coordination SPS. Le PPSPS, lui, est établi par les entreprises concernées en tenant compte du PGCSPS. Il décrit leurs propres mesures de prévention pour leurs travaux.

Le DIUO, ou dossier d'intervention ultérieure sur l'ouvrage, a une autre finalité : conserver les informations utiles pour les interventions futures sur l'ouvrage après sa réalisation. Le PGC traite d'abord la prévention pendant le chantier.

Le PGC ne doit pas non plus être confondu avec l'OPC, qui organise l'ordonnancement, le pilotage et la coordination temporelle des travaux. Les deux sujets peuvent se croiser sur le terrain, mais ils ne répondent pas au même objectif.

Point de vigilance pour les entreprises

Une entreprise ne doit pas lire le PGC comme une formalité administrative. Il peut avoir des conséquences concrètes sur les accès, les protections, les installations communes, les horaires, les interfaces et les méthodes d'exécution.

Il ne remplace toutefois pas les obligations de prévention propres à chaque entreprise. L'INRS distingue clairement les outils de coordination SPS, dont le PGC, le PPSPS, le registre-journal et le DIUO.

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